lundi 28 janvier 2008

Je développe mes compétences (de vengeance)

Ouache ouache ouache, j'ai le goût d'aller me désinfecter. Je viens de passer une heure dans mon Centre Local d'Emploi (et d'ailleurs, je rebaptiserais ça les Centres-tout-court, parce que non seulement c'est pas "local" quand c'est à l'autre bout de la ville, mais en plus on y trouve pas d'emplois du tout, juste des gens qui chialent). J'arrive un peu d'avance, j'attends dehors avec un tapon de gens pressés. On vient ouvrir. Tout le monde se rue à l'intérieur. La madame qui est arrivée en dernier dehors se ramasse la première dans la file, ça me fais chier, surtout qu'elle est avec sa fille qui a l'air cheap et qui se promène avec une boîte de Timbits. Je fais le line up. Faut que je remplisse un formulaire d'inscription, parce qu'ils ne peuvent pas reprendre le même formulaire que j'ai rempli l'an passé, au cas où ma date de naissance aurait changé. Remplis le formulaire. Refais le line up. Un monsieur veut changer d'adresse, mais il n'est pas dans son centre d'emploi local, alors il s'en va en sacrant. Il y a une madame qui s'énarve. Une coupe-longueuil. Un vieux crisse qui arrête pas de tousser. Une madame avec un genre de peau de mouton sur les épaules. Un asiatique avec des dents pourries. Une fille qui a le cul gros comme 3 chaises. Un petit couple de yo. Une fille de 16 ans avec une poussette et un bébé laid. Le gars devant moi il a un cheveu sur le col de son manteau et j'ai le goût de lui enlever. La madame checke mon formulaire. Re-attente sur une petite chaise en plastique bleu en attendant qu'une autre madame vienne me parler. Suzelle je pense. Pas terrible comme nom. C'est une gentille personne, mais coincée dans une bureaucratie administrative de merde. Et il y avait un écart générationnel gros comme le cul de la fille dans la salle d'attente entre nous deux, elle ne comprennait pas pourquoi j'avais étudié en télévision pis finalement j'aimais pas ça, elle ne comprennait pas pourquoi je refuserais une carrière d'adjointe administrative qui pourrait me mener si loin dans 20 ans, elle ne comprennait pas que je sois une indécisionnaire (c'est dans une chanson de Gwenwed, c'est encore pire qu'être indécis) par rapport à mon choix de carrière. Quand on se parle il y a de l'écho tellement qu'on est loin.

Ah, oui, je vois sur votre formulaire que vous êtes au chômage et que vous avez moins de 30 ans. Donc vous êtes admissible en tant qu'individu au programme Jeunes Volontaires. Mais ce n'est pas moi qui va vous dire si votre projet est admissible, ça c'est les agents de Jeunes Volontaires qui font ça. Alors voici leur numéro, appellez-les, je pense qu'ils font une réunion d'information par mois. Checkez avec eux, pis rappellez-moi après, je vous donnerai les formulaires si ça correspond à vos besoins. Bye!

Je pourrais être aigrie d'avoir passé 1 heure dans un centre d'emploi à une demi-heure à pieds de chez nous pour me faire dire que j'avais moins de 30 ans et que j'étais sur le chômage, mais moi je pense bien que c'est un gros complot pour noyer dans les dédales administratifs le plus possible de candidats potentiels aux subventions. Je soupçonne qu'ils veulent nous mettre des bâtons dans les roues pour pas qu'on s'inscrive à leur truc. Et voilà, première épreuve, j'ai survécu.

De retour chez moi, j'ai appelé les agents de Jeunes Volontaires pour savoir la date du prochain meeting, mais personne ne m'a répondu, évidemment. Sans doute un faux numéro. Watch out Suzelle, I'll be back.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Heille ! Tu as fait un retour discret coquine ! On pourrait reprendre les activités des belles chômeuses, entre 2 line-up...