mardi 8 avril 2008

Londres 9, le Bas-du-fleuve 1

J'ai été souper avec Claire (nom de code fictif parce qu'elle trouve que les blogs, c'est nul, et ne veut même pas en faire partie anecdotiquement), et on a officiellement décrété que Montréal ça ne valait rien pour les garçons. Tous gais ou en couple avec des mantes religieuses. Claire a fait l'observation suivante: "À chaque party, il y a 40 filles pour 2 gars, et le pire c'est qu'ils le savent très bien. Les filles leur tournent autour toute la soirée, et eux, ils checkent de haut l'étalage de morceaux de viande et essaient de choisir la viande qui sera la plus savoureuse." Alors on a décidé qu'on n'était pas des truies, et qu'il fallait déménager de Montréal absolument. Personnellement je vise Londres. Londres ça va être cool. À Londres, je vais être contente de procréer. Je vais avoir une nanny qui va tout faire les affaires plates de bébés, et quand tous les morveux dormiront profondément, j'irai leur chanter des berceuses des Kinks pour qu'ils fassent de beaux rêves et qu'inconsciemment, ils comprennent que je les aime bien dans le fond. J'aurai un mari Écossais avec un accent tellement prononcé que je ne comprendrai rien, mais lui non plus il comprendra pas quand je parlerai, alors on fera juste l'amour tout le temps. En écoutant les Kinks. On fera notre épicerie chez Mark&Spencer. On ira prendre le thé chez Pete Doherty à qui j'acheterai deux chapeaux. Mon mari sera rockstar (je sais, c'est tellement cliché) et je pourrai m'accomplir en tant que muse à temps plein Ça a toujours été mon choix de carrière numéro 1, être muse. Me semble que je serais une bonne muse d'Écossais.

Sinon, j'irai marier un fermier dans le Bas-du-fleuve, paraît que l'industrie porcine est florissante et que les truies y ont un bel avenir.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Aaaaaaaaaaaaaaaaah! ça finit bien une dure journée de labeur de te lire et ça donne un supersourire!
Blandine