
Je croyais, en vendant Magda (nom donné au truc électronique 18 fois plus large que mon champ de vision, qui sommeillait dans une boîte dans mon salon) à mes grands-parents , me débarasser d'une crise d'angoisse imminente par rapport à tous mes problèmes de télévision (imaginaires selon certain, mais bon, c'est le fun faire des petites montagnes émotionnelles avec des trucs sans intérêt, ça passe le temps, ça remplit les blogues et t'as l'air de faire quelque chose de tes journées, même si c'est juste retourner dans ta tête des faux-problèmes sans issue que t'as inventé). Mais non.
1. Je me sens mal d'avoir vendu quelque chose à mes grands-parents, pis en plus ils ont négocié le prix à la hausse parce qu'ils trouvaient que je leur faisais un prix trop bas. Je me suis sentie encore plus coupable de pas leur donner un truc que j'avais de toute façon pas payé une cenne, à eux qui m'ont donné plein de trucs rempli d'amour, genre un microscope, une montre, du sucre à la crème pis des lifts, depuis que j'ai une seconde d'âge. Avec l'argent, je suis obligée d'acheter un truc utile, parce que je mourrais probablement instantanément s'il servait à payer de l'alcool, des souliers vernis qui pètent au bout de 2 soirs, des cossins en plastique en forme de guitare pour mettre sur le top de tes clés pour les différencier, un trio numéro 23 du Monsieur Patate mixé avec un film du dépanneur ou n'importe quel morceau de linge beau mais affreusement trop cher qui vient du Urban Outfitters. Pas question de gaspiller l'argent de Mamie. Mon choix le plus censé se porte sur ce fameux frigidaire avec congélateur auto-dégivrant, un must pour la femme des années 2000. Quand je vais débrancher mon frigo actuel anti-auto-dégivrant, on va peut-être enfin pouvoir atteindre les objectifs de Kyoto.
2. J'avais plus ou moins laissé planer le doute sur la vente possible à rabais de la télé à mon père et mon amie, et j'espère qu'ils sont pas fâchés que je l'aie vendue à un autre membre de la famille. En tous cas.
3. Autre problème médiatique: j'avais écrit un article pour le journal étudiant, j'étais toute contente et tout d'être publiée, même que j'ai harcelé tout le monde pour brainstormer sur un nom de plume, la chef de section était satisfaite de mon texte, et puis voilà, je reçois un courriel disant que finalement, ils sont en train de faire la mise en page et se sont rendus compte que mon texte n'a pas suffisament d'intervenants, ben en fait qu'il n'en a pas du tout, et donc peut-être qu'ils le publieront pas. Je suis déçue, pas vraiment pour le texte qui n'était pas nécessairement à tout casser, mais surtout parce que je m'en suis vantée à tout le monde et que ça a fouarré. S'ils le publient pas, je l'enverrai par courriel à ceux qui veulent, et comme ça s'il y a 3 personnes qui le lisent, on risque d'atteindre le même nombre de lecteurs que le journal de l'école. On fait ça, d'accord?
4. J'ai essayé de passer une crosse pour avoir une passe pour un festival. Je ne sais pas si ça va marcher, mais j'ai peur que quelqu'un s'en rende compte et me confronte, alors j'évite plein de monde. C'est comme Éli qui vole des oeufs Cadbury, moi j'ai beaucoup trop peur que le gérant me pogne à voler un oeuf Cadbury et que les autres clients entendent que j'ai volé un oeuf Cadbury.

5. Je vais réaliser un vieux rêve: voir les mythiques KISS en show. Je pensais pas y aller, parce que j'avais trouvé personne d'assez fou (d'assez con?) pour dépenser une centaine de dollars pour voir 4 vieux bonhommes maquillés faire un show de boucane avec des tounes qui se veulent rock mais que dans le fond c'est du genre de pop adolescent. Mais j'ai toujours eu un petit faible pour le cucu à grand déploiement, les perruques et les drag queens... Et en plus j'avais dit plein de fois que si KISS venait en show à Montréal, j'allais aller les voir parce que ça fait partie de ma liste des choses à faire si je veux mourir en paix (note à moi-même: vraiment, pense à modérer tes propos). Donc je m'y suis prise un peu tard pour acheter des billets (1 heure après l'ouverture de la billeterie), et les places qui restaient n'étaient pas vraiment fameuses, alors j'ai pris un siège qui se retrouve sur le côté de la scène, et maintenant que mon compte a été débité j'ai peur de rien voir sur c'te foutu banc. Mais ils vendraient pas des sièges si tu voyais rien, non? Appel à tous: quelqu'un a déjà eu un siège sur un côté de scène au Centre Bell, et si oui, pourriez-vous partager votre expérience? C'était ça le truc: acheter le billet 5 mois d'avance, comme ça sur le coup tu y penses pas et il est déjà trop tard quand tu réalises que t'as pas vraiment le guts finalement d'aller voir un show de KISS toute seule. Je vais attendre en juillet avant de commencer à stresser là-dessus.
À part mes problèmes du monde des communications, je suis rendue une addicted de mon Carrefour Jeunesse Emploi. J'ai des séances individuelles avec une conseillère, je change d'idées de choix de carrière à toutes les séances et ça lui dérange pas, je n'applique pas vraiment sur des jobs et ça ne la dérange pas non plus. Probablement que si je réussis à avoir un emploi, je vais lui apporter un cadeau, genre une tarte ou des biscuits, on est rendues proches de même. Et il y a aussi les séances de groupe sur des thèmes comme le réseautage, l'entreprenariat et la gestion du stress, dans lesquelles il y a des rafraîchissement gratuit (mon intérêt principal parce que sinon à date c'est juste du monde qui partage leur expérience de vie encore plus ennuyeuse que la mienne). Suite à une invitation forwardée pour une séance sur les artistes entrepreneurs, Charlotte m'a fait le commentaire suivant: "Tu me fais un peu penser au mec de Fight Club qui va à toutes les thérapies de groupe de la ville, mais version ateliers professionnels pour chômeurs." Et j'ai trouvé ça drôle. N'empêche que j'ai réussi à la traîner à une séance dans deux semaines.
Je conclue sur un extrait tiré de P45, un vieux truc de Rappaz, un blogueur qu'il paraît que tout le monde (Éli et Adèle) connait sauf moi. Il a fait un article sur les algorithmes universels il y a deux ans et ça m'a fait rire. Je vous recopie les algorithmes 8 et 9, que ça a pas vraiment rapport avec le reste de mon texte, mais on peut faire un vague lien sur le thème de la réfléxion dans le domaine des médias:
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8. Cotes d’écoute de Lingo à l’été 1999 — nb de participants à l’émission = le nb de cicatrices d’acné dans une moitié de face de Paul Houde x 2.
9. Population du Québec — 6 999 999 = nombre de personnes ayant réfléchi à Paul Houde au cours de la dernière année.
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1 commentaire:
Si tu veux, j't'invite à la prochaine game du Junior de montréal. C plein de vieux grand-papas émotifs qui sacrent pis qui font des flamèches. J'te dis, c'est l'evènement gratuit qui se rapproche le plus d'un show de Kiss à Montréal.
Là j'ai pas beaucoup de temps pour t'en dire plus, parce que c'est CSI New-York à la TV.
À jeudi!
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