mardi 17 mai 2011

Une Simple Girl avec beaucoup de personnalités.


Un peu pêle-mêle mais en tous cas, c'est pas comme si c'était un mode orignal d'exprimer ma pensée:

- Il y a 3 jours je chialais allègrement contre Montréal, et là pow-pow ça me revient dans la face comme d'hab'. Aujourd'hui c'était sa fête, à Montréal, et le Quartier des spectacles avait organisé plein de petits événements artistico-culturels simili-spontanés un peu partout dans le centre-ville. J'avoue que c'est le genre de concepts cools que je trouvais qu'il n'y en avait pas, bon ben finalement il y en a. J'ai été faire un tour sur mon heure de lunch. On ne s'énervera pas le poil des jambes, ce n'est qu'un début dans mon projet municipal de "faire de Montréal une ville où il fait bon que j'y vive". J'ai entr'aperçu un gars qui chantait de l'opéra sur la place des festivals, un pauvre petit qui lisait de la poésie sur le coin de Sainte-Catherine et que personne s'arrêtait pour écouter, Alex Nevsky devant le Café République (c'est moi ou le claviériste était vraiment cute? une raison de plus pour se réconcilier avec Montréal) et un garçon qui récitait le monologue de Cyrano de Bergerac à côté des balançoires musicales, mais dont il ne fallait pas trop s'approcher parce qu'il y avait tellement pas personne qu'au final il te faisait son monologue juste à toi et t'étais comme obligé de l'écouter au complet. Tsé, j'aime ça l'art de rue spontané, mais pas au point de me le faire rentrer dans le fond de la gorge pendant 5 minutes à -40 degrés dans le grand vent. En général, il y avait beaucoup plus de membres de l'organisation et de photographes de presse que de public pour chaque performance, sauf pour celle du pauvre petit à la poésie où il n'y avait personne. Mais peut-être que je n'étais pas aux meilleures places? Paraît que le mini-show de Socalled au complexe Desjardins était wow. Résultat final... Montréal: +1 pour son bel effort / Sophie: +1 otite.

- Je me suis rendue compte que j'étais comme un peu une mauvaise personne, parce que mon amie m'a raconté l'histoire d'un ami commun Québécois en Angleterre qui avait rencontré une fille en Islande, qu'ils avaient gardé contact et tout, qu'elle était allée le voir en Angleterre, qu'ils s'étaient dit "I love you" à l'aéroport et que là il s'était acheté des billets d'avion pour retourner la voir. C'est mon ami, je pourrais être contente pour lui. Je suis juste profondément jalouse que les histoires d'amour exotique avec des gens de d'autres pays à distance marchent à fond pour les autres, et pas vraiment du tout pour moi. Pendant mes vacances de Noël, j'avais été en Écosse où j'avais rencontré un Australien qui habite présentement en Irlande. On s'était revu à Paris, c'était ben le fun, on avait fait des couchis-couchis, on s'entendait super bien, il était beau comme un coeur, on est reparti chacun de notre bord, j'ai essayé de lui envoyer des mails cutes en lui tendant des perches, pis s'il me réécrit une fois par mois pour me dire des banalités dans le genre "Il fait ben beau, j'ai été chiller au parc avec mes amis", je me compte hyper chanceuse. J'analyse ses amis Facebook en cherchant les plottes (oh, scusez-moi pour le terme) qu'il doit se faire régulièrement dans toutes les villes où il voyage. Pis c'est pas mal ça. Je supporte bien le fait d'être célibataire, mais le bonheur amoureux exotique des autres, faudrait pas charrier.

- Horreur, je me suis rendue compte que quand j'étais malalaisée/gênée/embarrassée/je sais pas quoi dire, je parlais en prenant des faux accents ou des petites voix, mais surtout un gros accent québécois de trucker-matante-du-fin-fond-des-bois. Je sais pas pourquoi, mais ça m'a frappé l'autre jour quand j'ai croisé un garçon que je ne m'attendais pas à voir et que ça m'a toute gênée. Toute notre conversation résonnait dans ma tête par la suite, et ça m'a frappé: j'avais utilisé à plusieurs reprises l'accent cheap du trucker. Quand je lui ai raconté l'anecdote, Le Cabou m'a dit: "Ben non, c'est pas grave si t'as changé ta voix 11 fois en 3 minutes... ben... ouin, il va peut-être juste penser que t'avais... c'est quoi le mot déjà... Ah oui, le syndrome de La Tourette. Mais léger, tsé. Ou peut-être un dédoublement de personnalités... x 11?" Merci de ton réconfort toujours spirituel, Le Cabou.

- Ça fait une semaine que j'ai une chanson dans la tête, une vieille chanson que ma soeur et moi avions trouvé et qui nous faisait pisser de rire, à 10 ans. Le vidéoclip me laisse perplexe, je pense pas qu'il y ait vraiment de trame narrative. Je suis à 100% d'accord avec le commentaire laissé sur youtube et qui dit:

"I don't understand... I started by thinking it was crap.. a minute later, I was bopping along with it... than I was singing  it... Now it's days later, and it won't leave my head! Thanks Klaus, for ruining what I thought I knew about music"

Et voilà le lien magique pour "vivre l'expérience": Simple Man de Klaus Nomi.

Le plus drôle c'est qu'on avait trouvé ça à l'origine sur une vieille cassette tapée de ma mère. Pour une fan de Charles Aznavour et Barbara, je la trouve plutôt funky tout d'un coup, avec sa new wave allemande. Elle avait sûrement pas vu le vidéoclip.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Les mères, comme leur fille, peuvent aussi avoir des goûts variés! ;)
Blandine