J'ai été à Val d'Or voir une de mes amies, je raconterai en détails mes péripéties à ceux qui veulent les connaître (c'est un bon sujet de conversation, je ne voudrais pas le ruiner en en parlant sur un blog, mais petits scoops: on a eu des billets gratos pour aller voir Dumas dans la 3e rangée, on a vu Dumas après le show, on a fait un macaroni pour un band de passage et j'ai une coupe de cheveux de rockstar). Tout ça pour en venir à ceci: j'aime bien les régions, l'aspect communautaire, rencontrer du monde que tu connais dans la rue, et aussi le fait que si tu as un peu d'initiative, les projets se réalisent plus facilement, à petite échelle. Mon amie, elle organisait des shows avec les bands de ses amis, elle écrit le journal communautaire, elle supervise des concours de descentes de traîneaux. Je trouvais ça bien.
De mon côté, je suis née à Montréal, et je n'ai pas développé un grand sentiment d'appartenance pour la rive-sud où j'ai grandi. Je me demandais, si un jour je veux déménager en région, où je pourrais bien aller, et je me suis rendue compte que j'en avais aucune idée, d'où ma famille venait. J'ai appelé papa, qui devait trouver que j'avais pas rapport.
Pour une petite mise à niveau familiale, la mère de papa est morte quand il était très jeune, j'ai donc toujours considéré la seconde femme de mon grand-père comme étant ma grand-mère paternelle. Le quart de mes origines est donc très obscur, et évidemment, vu que c'est inconnu, je me dis que ça doit être de là que je viens le plus.
Au téléphone, papa a dit qu'un jour, il nous montrerait des photos. Il ne se rappelle pas beaucoup de sa mère, mais il m'a dit qu'elle venait de Charlevoix, de Saint-Siméon. Il ne sait pas si elle a déjà travaillé.
Je trouve ça vraiment top qu'un des seuls souvenirs qu'il ait d'elle, c'est qu'elle aimait dessiner des couleurs sur les photos en noir et blanc. Juste par ce souvenir, je sais que c'est de là que je viens. Définitivement.
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