mercredi 25 juin 2008

Le retour du super concours

Et non, je ne suis pas morte d'une indigestion au bubble tea gratuit. J'ai plutôt atteint le centre d'un espèce de trou noir ou tout s'effondre. Pas moralement parlant, c'est physique. Il y a la ligne de téléphone qui a coupé samedi, là c'est la poignée de porte qui m'est restée dans les mains, il y a le plafond qui a coulé il y a quelques semaines, ça doit bien faire 3 fois que j'ouvre un placard et que toutes les merdes me tombent dessus, l'autre jour je regardais un arbre par la fenêtre et JE VOUS LE JURE la branche que je regardais est tombée, et par-dessus tout il y a Coco qui s'en va en Angleterre et qui profite de ce moment pour faire le plus gros ménage de l'histoire des ménages, et on dirait que l'appart explose de stock partout. Mais ça a quand même ses avantages, le ménage, parce qu'on a pu retrouver:

- Une photo de Michael J. Fox pour mettre en-dessous de celle de Bill Murray sur l'espace réservé aux dieux humains.
- Un poster de celui qui faisait Vincent dans Watatatow avec une photo de famille sur laquelle on apprend qu'en 1992, le frère de Vincent pensait encore que c'était chill se promener avec une Longueuil.
- Un porte-feuille de Batman qui rocke vraiment.
- Un bout de papier sur lequel on s'étaient écrit des messages pendant un cours plate du cégep, Coco et moi.
- Une grosse photo de Sergio Kokis, un auteur répugnant qu'on était forcée de lire dans ce même cours plate de cégep et qui est à l'origine de l'expression "se kokisser une balle dans la tête".
- Un article de 1991 de Filles d'Aujourd'hui sur Francis Reddy qui se titre comme suit: "1..2..3.. Reddy... Go!"
- Un poster de Hartley Coeur à Vif
- Un duotang malade avec la grosse face de Michael Douglas que je me suis promis de recycler en l'utilisant dans mes futurs cours à l'Université.
- Des diapositives de Kurt Russell et Viggo Mortensen. Avouez que vous êtes impressionnés. Pas des photos. Des DI-A-PO-SI-TI-VES.
- Un sac de briquettes à charcoal qui était enterré dans la penderie. On n'a jamais eu de charcoal de notre vie, le mystère reste entier.
- Des cannes de conserve et des pots Masson passés date. Faut le faire.
- Une machine à slush (brisée).

Bien sûr, on n'a pas retrouvé les choses qu'on avait perdues qu'on s'était dit qu'on retrouverait en faisant le ménage, genre mon disque de Johnny Cash et celui des Pixies qui se sont volatilisés. C'était pas un rêve, j'ai encore les pochettes. Je pense que quelqu'un les a volés. En même temps, pourquoi tu volerais un cd, mais que tu laisserais la pochette là? Ça doit être la même personne qui m'a volé 4 paires de bobettes en Turquie. Ça m'a toujours mystifié. Ma plus grande peine, c'est pas d'avoir perdu les bobettes, mais c'est d'avoir l'impression que je ne saurai jamais le vrai motif du crime. Je venais de les laver, soit dit en passant, pour pas que vous vous imaginiez des choses...

Parlant d'énigme non-résolue, dans le temps que j'habitais dans Centre-Sud, un soir j'ai vraiment eu envie de manger des chips passé 11 heures, et la seule place qui était encore ouverte c'était le club vidéo avec une section spécialisée en porno gay. J'avais pas une cenne et je ne voulais pas aller jusqu'au guichet juste pour acheter un sac de chips, alors j'ai gratté (jusqu'au sang) mes fonds de tiroir et j'ai retrouvé l'équivalent de 4 piastres en cinq cennes. J'étais un peu gênée d'aller acheter un sac de chips à 1 heure du matin avec des cinq cennes, mais c'était une de ces envies de chips qui valent vraiment la peine d'être assouvies. Alors je vais au club vidéo, je choisis judicieusement mes chips, et je vais à la caisse:

(la grosse dégueu qui paye ses chips en cenne) - Salut! Je suis désolée pour le petit change, mais j'avais vraiment envie de chips...
(le commis mystérieux) - Oh, c'est pas grave. Moi aussi ça m'est déjà arrivé. il fallait que je paye un truc, c'était 60$, pis je pouvais pas retirer au guichet, alors j'ai payé en change...
(la fille qui, si elle avait été un Gremlin, se serait reproduit en 6 exemplaires diaboliques pour avoir mangé après minuit) - ... Oh... ben... c'est plate ça hein... je... bon ben salut!

Qu'est-ce qui vaut 60 piastres pis qui est tellement important que si tu peux pas retirer au guichet, ça vaut la peine que tu le payes en change (pis que t'en parles à une neurotique qui va aux petites heures acheter désespérément des chips au club vidéo gay)?? Croyez-le ou non, j'ai la réponse de cette énigme, et la première personne qui trouvera se méritera une merveilleuse bébelle de Coco sauvée in-extremis des vidanges. Pas un truc brisé, promis.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Une passe de bus métro !

Anonyme a dit…

Quelques réponses au nouveau concours: de la drogue? une pipe? le coffret des CD (usagés) de Dalida (Dalida étant l'idole de nombreux gais)?
Blandine
PS. Je ne sais pas pourquoi je participe, pas envie d'avoir une bébelle de Coco que je lui ai peut-être moi-même donnée!

Angeline a dit…

Quitte à avoir quelque chose, je préférerais les diapos de Viggo Mortensen :)

Anonyme a dit…

J'ai déjà payé mon loyer par mandat-poste. J'avais pas une cenne dans mon compte mais une nouvelle carte de crédit prévu pour l'occasion. Depuis, j'ai compris que les cartes de crédit, ben c'est pas un revenu.

Pour l'énigme, la carte de bus m'est apparu le plus évident. Sinon à part le téléphone et l'épicerie, je vois pas.

Shotgun sur Hartley Coeur à Vif et le portefeuille de Batman. En échange de cd de dance music début 90.