
Coco est partie lundi dans le chaos avec la plus grosse valise que j’aie jamais vu de toute ma vie, mais je n’en attendais pas moins de ma coloc. Depuis que je suis seule à l’appart, j’en profite : je laisse la porte des toilettes ouvertes, je me couche sans vérifier le détecteur de fumée, je mange des patates sans regard désapprobateur de non-mais-pour-qui-elle-se-prend-d’engouffrer-autant-de-féculents-dans-ma-maison, je nourris moins Marie-le-chat (non mais pour qui elle se prend d’engouffrer autant de croquettes dans ma maison), je mets les trucs que j’ai toujours trouvé pas beau mais que j’ai jamais osé le dire dans des boîtes, direction garde-robe, je pousse des petits cris dans la chambre vide de Coco parce que ça fait de l’écho, et je mets les chansons de Pete en boucle parce qu’il n’y a plus personne pour venir chialer qu’une chanson de Pete en boucle pendant 2 heures, ça écoeure. En dehors de ça, à date, il n’y a pas beaucoup d’avantages à vivre dans un appart sans Coco. Même que tantôt, j’ai failli faire brûler mes patates, parce que le chaudron était trop petit. L’eau s’est toute évaporée et les patates ont tous brûlés dans la casserole. Le chaudron est scrap, mon gène qui se vantait d’être capable de faire cuire des patates aussi. En tous cas, j’ai hâte qu’elle revienne.
La réponse du super concours était effectivement une passe de bus. Je n’ai jamais su si c’était ça, mais ça semble la réponse la plus plausible. Seul petit hic : Fanie, t’as triché, je t’avais déjà raconté cette histoire. Concours annulé, donc. À date, c’est pas fort fort, les concours.
Ça fait longtemps que j'avais pas écouté les bonshommes à la télé le matin, et j'ai l'impression qu'un siècle complet d'évolution de psychologie pour enfants s'est déroulé depuis la dernière fois que j'ai pogné "Des filles et des garçons". La découverte tellement minable qu'elle force l'admiration, c'est Bubbas, un espèce de Teletubbies version 2.0. C'est encore des boules de couleur qui font des sons et suivent des règles de conduite mystérieuses, des enfants qui soufflent sur des infographies, des fleurs qui poppent un peu partout et des cocons utérins, le tout vers 6h AM, avant même que le système d'auto-défense de votre cerveau ne soit enclenché. La différence avec les Teletubbies, c'est que les boules se gonflent et se dégonflent dans des gros bruits de pets, ce qui la dote quand même d'un avantage considérable par rapport aux autres émissions ayant comme public cible les préscolaires ou les insomniaques pas vraiment réveillés.
Il y a le sosie de John Cusack qui prend l'autobus avec moi le matin. Hier on était assis un à côté de l'autre, et j'essayais de voir si les autres passagers nous trouvaient jolis ensemble, John Cusack Wannabee et moi, comme ça, un peu collés, tout endormis, mais tout le monde n'avait d'yeux que pour le bébé dans l'énorme poussette. J'ai profité des nids-de-poules pour oups!-excuse-moi-de-me-coller-comme-ça-sur-tes-bras-de-John-Cusack-mais-c'est-que-c'est-pas-de-ma-faute-les-rues-de-Montréal-comme-elles-sont cahoteuses-maudits-nids-de-poules-hein! Hé, oh, je m'étendais pas dessus non plus, j'essayais juste de voir s'il allait se tasser ou pas. Résultat ambigü: il ne s'est pas tassé, donc un point pour moi, mais en même temps il a commencé à se gratouiller le nez, ce qui n'est pas nécessairement la chose numéro un à faire quand tu te soucies des sentiments de la personne à côté de toi. Mon approche est peut-être un peu trop subtile. Bof, tanpis. N'empêche, je rêve qu'un jour je sois dans le bus, que je regarde par la fenêtre, et qu'il m'attende avec un ghetto blaster en chantant In Your Eyes sur le coin d'une rue. Oh, John.
3 commentaires:
Yé! Enfin une nouvelle chronique! Ça commence bien ma journée de travail! Merci Sophie!
Bisous,
Blandine
Je réclame le portefeuille de Batman à défaut de ne pas avoir eu la tasse.
piedpolo
hahaha c'était tellement sur ton blogue que j'avais vu la photo du mec avec la radio au bout des bras!!!
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