vendredi 7 novembre 2008

Parasite mondain

Pour la majorité des gens qui répondent à mes sondages pantouflards, les RIDM, c'est le festival de films documentaires pour lequel je travaille. *Insérer ici une plug pour le festival, du 13 au 23 novembre, avec plein de films de plein de pays sur plein de sujets et blablaba: http://www.ridm.qc.ca/ * Une des raisons pour laquelle j'adore le festival, c'est pour le gatecrashing, activité pour laquelle je ne suis pas super talentueuse pour l'instant, mais comme le dit si bien l'adage, c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Un gatecrasheur, c'est un resquilleur en français, un crisse de profiteur en québécois. C'est une activité sociale qui implique de s'intégrer dans un cocktail ou une soirée avec laquelle on n'a pas vraiment de liens, profiter au maximum du buffet et des verres gratos, puis repartir décemment squatter un autre party quand ça commence à être plate. Ne vivant que pour la bouffe gratis pis les petits échantillons de produits de beauté dans les revues, je vois pas pourquoi ça ne m'aurait pas plu, comme concept.


Il y a cependant tout un code d'éthique à respecter:

1. Ne jamais mendier (bouffe, alcool ou invitation) si tu veux t'en tirer avec tous les honneurs.

2. Le mot clé: réseautage. Toujours pratique pour trouver un cocktail, faire semblant que tu connais plein de gens et laisser croire que t'es impliqué dans la cause.

3. Limiter le nombre de personnes dans un groupe de resquilleurs (2-3 max), parce qu'il n'y a rien de plus pathétique qu'un motton de pique-assiettes se goinfrant dans le buffet. Ça implique aussi de savoir reconnaître les autres profiteurs et de s'en tenir loin, de un pour ne pas leur être associés, de deux parce qu'ils n'ont rien à offrir de gratuit. Sauf s'ils ont l'air important et que tu peux, en leur parlant, avoir l'air de posséder un bon réseau, ce qui nous ramène au point 2.

4. Ne jamais faire ça tout seul non plus, parce que tu risques de te faire repérer assez vite si tu t'intègres mal dans le reste de la foule, ou encore pire, attirer d'autres âmes en peine qui cherchent une oreille amicale dans laquelle déverser tout leur trop-plein verbal.

5. Respecter le continuum espace-temps du cocktail, c'est-à-dire ne jamais se précipiter sur les trucs gratuits. Faut y aller graduellement.

6. Pas trop d'abus, en laisser pour les autres qui ont été légitimement invités.

7. Partir avant que ça devienne plate.


On pourrait dire que c'est sans coeur et profiteur, mais dans le fond, ça sert à quoi, les cocktails, si c'est pas pour rendre heureux le maximum de gens possibles?


Et aussi, c'est pas comme si j'étais la seule profiteuse dans cette histoire. Je fais le décompte de gens qui ont ressurgi dans ma vie juste pour me parler pas trop subtilement de passes gratuites pour les RIDM à quelques jours du festival, et on s'en reparle.


Avant que j'oublie, j'organise une soirée de slam dans le cadre des RIDM (oui, je sais que j'y connais rien, mais on va s'amuser quand même). Je vous invite en grand nombre à venir y faire un tour, c'est le 21 novembre à 22h à la Cinémathèque québécoise. Les débutants pourront venir pratiquer leur gatecrashing sans conséquence, parce que l'entrée est gratuite et je n'aurai pas de free drinks à offrir anyway, sauf si vous venez dire un poème.

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