jeudi 9 juin 2011

Petite patrie, grosse tache.


Il fait beau, il fait chaud, tout le monde a mué et a mis sa petite peau d'été, toute fraîche et moite, blanche et douce au point que t'as l'impression qu'ils sont fait en yogourt glacé pis que si tu les touchais, tu ferais une trace de doigt dans leur peau en givre. Sauf 2-3 gars de la construction qui sont déjà tout bronzés, et les monsieurs qui suent dans le métro et qui sont rougeauds à longueur d'année.

Mon proprio fait des pressions pour que je déménage. Il veut rénover mon appart et le louer à d'autres gens mieux qui vont payer plus chers. Ça me fait de la peine, parce que je trouve pas d'apparts potables pas chers dans la Petite-Patrie, et que je l'aime bien, moi, ce quartier, et que même la semaine dernière ça m'est arrivé 2 fois en 4 jours qu'un commerçant me remette trop de change (une fois le monsieur gentil des sushis et une fois au Nacho Libre) et que je leur dise et que je leur redonne. Ça devrait compter dans la balance, non? En tous cas, j'ai comme mal au ventre et une vague envie de me rouler en boule comme un sushi du monsieur gentil. J'aimerais ça être une fille forte et prendre cette belle opportunité comme une occasion de déménager dans un truc mieux et blablabla, mais la vérité c'est que ça m'arrive souvent de pleurer quand je renverse quelque chose sur mon linge pis que je pense que la tache partira jamais.

1 commentaire:

Fanie a dit…

Le mercredi, on boit d'la chopinette! Tic-que-tac solidaire à mon affaire, s'coucher tard, se lever le matin, ça nous force la navette à boire du pain. Manger d'l'eau, c'est pour ça qu'chu pas rougeaud!