dimanche 7 juin 2009

Qui veut être dans mon équipe?


Ça fait deux fois en peu de temps que je me rends compte que des gens ont fait des partys et qu'ils ne m'ont pas invité. Des partys que, admettons, ça aurait été politically correct de m'inviter. Une fois, ça passe, deux fois, je serais supposée me sentir comme dans un cours d'éducation physique, quand les 2 chefs des équipes de volleyball se battent pour pas t'avoir dans ton équipe, toi et les derniers petits gros qui restent, parce qu'à un certain degré de non-mise en forme, t'es plus un joueur supplémentaire dans l'équipe, t'es une nuisance. Quand t'as davantage d'utilité à pas être là qu'à y être.

Mais non, finalement. Ça m'a comme rien fait. Je sais que je suis timide, dans les foules de gens que je ne connais pas. J'aime pas ça être coincée pour trouver des sujets de conversation avec les gens avec qui j'en ai aucun, j'aime pas ça être coincée avec du monde plate parce que j'ai le fou rire pis ça paraît que je trouve la personne un peu tapon, j'aime pas ça ceux qui ont des vies extraordinaires (ou des façons extraordinaires de la présenter) et qui te le remettent en pleine face à tous les deux minutes, j'aime pas ça les couples qui se bécottent en public comme si c'étaient des êtres supérieurs mais que tout le monde sait qu'ils sont ensemble parce qu'ils avaient peur d'être tout seuls, j'aime pas ça ceux qui parlent juste de bébés pis d'allaitement (il y en a beaucoup plus que vous croyez), j'aime pas ça ceux à qui tu poses une question et qu'ils te parlent d'eux pendant 20 minutes et qu'ils pensent jamais à t'en poser une question, à toi (tsé, si vous avez juste envie de parler de vous, créez-vous un blogue!), j'aime pas ça me demander si je dois faire la bise à la fin d'une soirée à quelqu'un à qui je me suis juste présentée, j'aime pas ça quand je spotte quelqu'un qui a l'air de s'ennuyer et que je vais lui parler et que c'est censé être un genre de partage mutuel de désennuyage et que finalement il fait juste parler de lui encore, ou bien il continue à avoir l'air de trouver ça vraiment plate mais là c'est comme rendu de ma faute parce que c'est moi qui a essayé de lui parler.

Bref, j'aime ça les amis proches, ceux à qui tu peux le dire quand t'as envie de péter et qu'ils comprennent, font juste se tasser un peu tout en continuant de jaser, ceux à qui tu peux conter les mêmes histoires et elles sont toujours aussi drôles, ceux avec qui c'est pas gênant de parler, même s'ils seraient 900, parce que même si tu dis des conneries et t'as l'air conne tu sais qu'ils te jugent pas et qu'ils t'ont déjà vu avoir l'air encore plus conne anyway, alors une fois de plus une fois de moins, ça leur fout absolument rien. Pas comme à tous les inconnus à qui il faut que tu prouves que t'es une Funny Girl, parce que jusqu'à preuve du contraire, t'es similaire à un petit gros indésirable dans une équipe de volleyball. Il y en a pour qui c'est facile, aller au-devant des autres ou encore se foutre complètement de ce que les autres pensent de toi, mais pour moi, c'est plus difficile. Tout ça pour dire, je comprends pourquoi on pourrait ne pas avoir envie de m'inviter dans un party, je ne suis pas fâchée.

Je ne suis pas fâchée, et même que j'y trouve un certain avantage... C'est comme une carte blanche. Un "sortez de prison" gratis. Contrairement à eux qui se sont peut-être sentis mals de devoir m'avouer qu'ils m'avaient pas invité, qui ont bafouillé pour trouver une justification bidon, qui ont filé doux les jours suivants, moi j'ai maintenant des arguments en béton pour refuser toutes leurs soirées éventuelles si ça me tente pas, pour pas les inviter à mes partys, si j'ai pas le goût, et sans jamais avoir à éprouver le moindre remords, ou trouver d'autres raisons que: "j'ai pas le goût (sous-entendu: te rappelles-tu la fois que toi t'avais fait un party et que tu m'avais pas invité)".
Mais là, continuez à m'inviter dans vos partys quand même, d'habitude après 2-3 bières je me déniaise, même qu'une fois j'ai déjà parti le petit train avec du monde que je connaissais pas, ben saoûle. Et l'été me va si bien, un verre de sangria à la main sur un balcon, les cheveux magiques dans le soleil, que ça serait dommage que vous vous en priviez.

5 commentaires:

mamzelle ad[è]le a dit…

si je t'invite à ma pendaison de crémaillère, viendras-tu?

Anonyme a dit…

Quand je lis un truc comme ça, le seul truc qui me vient à l'esprit, c'est que si je devais faire une équipe de n'importe quoi là tout de suite, eh ben, je me battrais sec pour te choisir en premier...

Sauf peut-être si y a un p'tit gros vraiment trop cool dans le tas !

moustache

Anonyme a dit…

Aaaaaaaaah! que je suis contente de t'avoir comme nièce adoptive!

matante Blandine

Fanie-nie-nie a dit…

Moi MOI MOI! Je veux être dans ton équipe !

Anonyme a dit…

Ah j'oubliais : j'ai besoin de ta boule noire !