samedi 30 mai 2009

L'éclaircie de Sophie

Ce matin, j'écoutais Avec pas d'casques, un groupe que j'aime vraiment beaucoup, entre autres parce qu'ils ont écrit des paroles de chanson que j'aurais aimé avoir écrites. Alors voici, je voulais partager avec vous ces paroles que je ne pourrai jamais avoir composées vu qu'ils l'ont déjà fait, vous allez voir comme c'est joli, même si je les fous tout pêle-mêle:

On meurt pas mieux en première classe quand l'avion plante du nez.

Tu peux prendre mon oui pour un peut-être.

Ton angle mort est plein d'images qui te ramènent en arrière.

On mesure pas la qualité de la fuite à la distance, l'important c'est juste de fuir dans le bon sens.

Ça donne rien de courir si c'est par-là qu'on va nulle part.

Combien d'heures t'as souri dans le beurre, dis-moi, combien de semaines
avant de t'apercevoir que la main que tu serrais c'était la tienne.

La science connaît d'excellentes histoires de peur pour les enfants.

L'espoir est le genre de lumière qu'il faut changer souvent.

Arrête de t'ennuyer des choses qui n'ont jamais existé.

Aussi, entre deux averses, je me suis fait un jardin dans trois bacs à fleurs. Il y a rien de sorti encore (je viens tout juste de planter les graines il y a 10 minutes), déjà j'angoisse un petit peu sur la quantitié d'eau/profondeur des semis/espacement des plants/quantitié de soleil/épandage de petits trucs fertilisants/qualité des graines/chance rarement de mon côté quand on parle de plantes et j'ai le goût de tout déterrer pour voir si ça a commencé à pousser. La poésie de la graine qui germe, pousse et donne des fruits, je trouve que ça a des longueurs.

Ça me fait penser à un truc que je voulais dire depuis un bout, mais que j'avais oublié. Quand je me promène dans les rues, et qu'il y a des jolies fleurs, j'ai tout le temps le goût de les couper et de les garder juste pour moi, même si je sais qu'elles vont toutes mourir une fois dans un verre d'eau au centre de ma table, et qu'elles sont mieux là où elles sont, et que de toute façon j'aime pas vraiment ça, les bouquets de fleurs en pot sur ma table. Et je me suis dit, c'est peut-être ça, être un enfant gâté.

Je vous laisse sur une vidéo (ça ressortait pas bien sur une photo) de mon pouce brûlé (et, vous verrez, pas du tout vert). Les cloques sont en forme de coeur, comme si le destin s'excusait de m'avoir fait prendre une assiette toute chaude. Je trouvais ça smat de sa part. Je te pardonne, mon petit, ça ne fait plus vraiment mal de toute façon.


5 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci Sophie pour les jolies paroles et pour ton coeur de pouce!
Blandine

Anonyme a dit…

«Combien d'heures t'as souri dans le beurre, dis-moi, combien de semaines
avant de t'apercevoir que la main que tu serrais c'était la tienne.»

C'est vraaaaaaaaaiment bon ça.

J'ai déjà vu Avec Pas d'Casque en première partie de plein de gens et je n'ai jamais accroché, malheureusement..

mamzelle ad[è]le a dit…

t'aurais pu dessiner deux yeux + une moustache à ton pouce, ça aurait été comme un personnage avec une grosse bedaine....

Anonyme a dit…

Oui, tant de perles qui entrent si vite dans mes expressions courantes.
Mais, dans la chanson Et l'amour passe à travers le linge, c'est quoi qu'il dit dans le premier couplet? Je ne comprends pas tout à fait les mots.. Merci

Sophie Cheveux-Magiques a dit…

En fait, je ne comprends pas la première ligne non plus! "Ton ???? est sec?" Quelque chose comme ça? Pour le reste ça va comme suit, sous toute réserve (c'est la version de ce que j'entends):

... j'ai repassé ta veste par-balles et nos
problèmes peuvent attendre à demain, peuvent attendre à demain
La science connaît d'excellentes histoires de peur pour les enfants
Nos (Tes?) bras sont peut-être trop courts, nos doigts possiblement trop glissants.

C'est bon de voir tes cheveux de Bengale, d'entendre ta voix qui tremble
C'est drôle d'avoir la certitude qu'on va dormir ensemble.
J'ai comme une envie soudaine de crier ton nom tellement fort.
Comme une envie soudaine de crier ton nom tellement fort.